L’apparemment était plongé dans l’obscurité et le silence totale. Pourtant allongée dans mon lit un bruit d’eau me parvenait. Voilà déjà un certain temps que la chasse des toilettes fuyait. J’avais tout d’abord pensé que le problème allait se régler de lui-même mais les jours, puis les semaines ont passé et l’écoulement s’était amplifié. Ma sensibilité écologique n’y tenant plus je me suis résolue à appeler le syndic de l’immeuble pour faire intervenir un artisan. Tout prend un peu de temps avec moi. Il faut dire que je suis un peu rêveuse. Je préfère me plonger dans la lecture, écouter de la musique classique ou mieux m’égarer dans les allées d’un musée d’art, même si je n’y vais pas aussi souvent que je le voudrais. Tout cela pour m’évader de mon modeste appartement de 60 mètres carrés. J’habitais dans un bâtiment type années 30 avec un façade en pierre grises et aux balcons ornés de sculptures, un style bourgeois mais quelque peu décrépit.
A l’intérieur, l’équipement tout était fatigué par le temps et ma décoration alourdissait encore l’ensemble. Un séjour meublé d’un canapé Chersterfield en velours vert élimé, une table basse en bois massif et une bibliothèque remplie de livres. Les murs étaient recouvert d’une tapisserie à motifs floraux délavés et le parquet en bois portait les stigmates de l’usure des pas du temps. La cuisine bien que petite était fonctionnelle malgré le vieux four à gaz, le réfrigérateur démodé et le plan de travail en formica décoloré. Une seule salle d’eau exiguë, borgne, avec sa baignoire émaillé et ses toilettes qui fuyaient mais ça vous le saviez déjà. Et finalement ma chambre à coucher, mon cocon mon havre de paix. Un grand lit à baldaquin occupait presque tout l’espace, des murs d’un bleu pastel et des rideaux en dentelles filtrait la lumière du jour. Malgré ses imperfections je me sentais en sécurité dans ce logement avec son atmosphère intimiste que lui donnait sa lumière clair-obscure.
Mais au fait je ne me suis pas présentée, je m’appelle Élise, j’ai 43 ans et divorcée depuis 10 ans. Un mariage catastrophique avec celui qui avait été mon conjoint durant nos études, s’unir me paraissait la suite logique à notre histoire mais tout est partie en vrille. Depuis je suis célibataire, je n’ai pas vraiment cherché à reconstruire une vie amoureuse. J’ai choisis la solitude ou peut-être que c’est elle qui m’a choisit finalement. Enfin pas complètement je partage mon espace avec Aristote mon chat persan.
Aujourd’hui il avait été convenu avec le syndic qu’un plombier viendrait chez moi pour réparer la fuite des toilettes. Il devait venir pour 8h00, ce qui me laissait le temps pour m’adonner à ma routine du matin. Je me leva à l’aurore, ouvrit en grand la porte fenêtre du balcon pour laisser entrer l’air frais. Vêtue d’un pantalon ample en lin et d’un large sweat-shirt j’ai débuté ma chorégraphie de Qi gong. Tout en me préparant un petit déjeuner composé de céréales, de fruits et de bais le tout accompagné d’un thé vert. Puis je me plongea dans un roman d’Emma Becker. Absorbée par le récit je n’avais pas réalisé que la journée ne m’avait pas attendue.
L’horloge de la cuisine indiquait un peu plus de 8h10. Le plombier était en retard, mais n’allait certainement pas tarder. Sans doute avait-il eut du mal à trouver une place pour ce garer. A peine eus-je le temps de ramasser mon bol et ma tasse dans l’évier que la sonnette lâcha son horrible bourdonnement. Par l’interphone il s’annonça, je lui précisai l’étage puis appuyai sur le bouton pour libérer la gâche électrique de la porte principale. Encore vêtue de ma tenue d’intérieur je passai une paire de pantoufles. L’écho de pas raisonnaient dans la cage d’escaliers puis à nouveau la sonnette stridula.
Lorsque j’ouvris la porte palière je fus immédiatement frappée par la taille de l’homme en face de moi. Il devait faire une bonne tête de plus mes 1.65 m et avoir dans la trentaine. Sa tenue de travail était impeccablement immaculée. De sa corpulence athlétique, ses cheveux coupés courts et bien fournis, son visage carré aux pommettes saillantes se dégageait une impression rassurant de sécurité et de force. Mais par dessus tout ce fût son sourire qui me fit chavirer, un sourire franc et éclatant comme seul les africains arborent. Il y eut un petit silence gêné, qu’il brisa en se présentant et en me tendant sa main droite. Elle était à la fois ferme, propre et douce. Je repris mes esprits, le fis entrer et l’invitai à me suivre jusqu’à la salle de bain.
Faire ainsi rentrer cette homme dans mon appartement me fit prendre conscience de l’état de celui-ci, de vieux meubles trop imposants, des livres et des magazines d’arts et de philo qui traînent de-ci de-là. Je me sentais à la fois gênée et honteuse, par dessus mon épaule je m’excusais au-près de lui pour le désordre. Il répondit poliment que cela n’avait pas d’importance tout en regardant néanmoins à gauche et à droite. Je le soupçonnais de se faire de moi l’idée d’une vielle fille vivant dans le passé et enfermée dans sa solitude.
Ce qui est à la fois vrai et faux. Solitaire je le suis, mais c’est parce qu’il est difficile pour une rêveuse de partager son esprit avec un conjoint. En revanche je ne vis pas dans le passé, mais c’est vrai que je trouve dans les choses d’antan d’avantage authenticité que dans la modernité contemporaine. Bien que cela puisse passer pour de la mélancolie, les objets, la musique du passé nous retournent des souvenirs rassurants de mon enfance. J’ai grandis dans une famille aimante, alors oui j’ai un certain attachement au passé mais je ne m’y accrochait pas comme un bernique à un rocher.
Arrivé à la salle d’eau je m’écartai pour le laisser entrer. L’exiguïté du lieu ne permettait pas de nous y tenir à deux surtout compte tenue de sa stature. A peine avait il déposé sa mallette à outils sur le carrelage qu’il s’attelait à retirer le couvercle du réservoir de la chasse. Afin sans doute de me rassurer il me lanca que cela ne devrait pas lui prendre beaucoup de temps pour changer le joint. Mais après une rapide inspection, il se retourna vers moi en faisant une moue qui voulait dire qu’il avait sans doute parler trop vite. Il m’invita à jeter un coup d’oeil par moi même. J’hésitai une demi seconde avant de m’approcher.
Tous les deux penchés au dessus du bac nos corps se frôlaient, nous étions si près l’un de l’autre que je pouvais sentir son parfum. Très professionnellement il m’expliqua qu’il lui faudrait remplacer plusieurs éléments du dispositif. Enfin c’est ce que je crois qu’il s’était passé, car la proximité de cet homme au corps ferme me troublait. Nous nous somme redressés, toujours si proche que je devais lever la tête pour le regarder dans les yeux. Je lui dis de faire au mieux et que j’allais être dans la pièce à coté. Je le laissai à sa tâche encore quelque peu enivré.
Après un peu plus de trente minutes je l’entendis qui s’attelait à ranger ses outils. Un genou à terre les mains plongées dans sa mallette, il redressa la tête et me découvrit entièrement nue dans l’encadrement de la porte. Tout en se relevant il me détailla de la tête aux pieds, je pouvais presque sentir son regard comme une caresse se poser sur mes seins, mon ventre, ma fente. Ses yeux exprimaient un mélange d’incompréhension et de curiosité. Sans un mot et sans nous quitter des yeux je m’avançait dans sa direction et me suis mise à genou. Sans doute trop adepte de porno mon plombier tenta de m’expliquer que cela n’était pas possible de payer en « nature » comme dans les films. Ne lâchant pas ses yeux et tout en défaisant sa ceinture je lui répondis que je n’espérais pas un rabais ou un escompte, mais que j’allais prendre une douche mais avant une envie irrépressible de le sucer. Son pantalon tomba autour de ses chevilles, dévoilant un boxer gris chiné qui me paru bien rempli.
Mes mains vagabondaient sur ses jambes musculeuses, sous son t-shirt. Sa peau était douce, son corps ferme. Négligemment l’une d’elle passait de temps à autre sur le tissu de son sous-vêtement effleurant une proéminence qui semblait croître. Ne le voyant pas s’échapper j’ai relevé la tête pour chercher son regard. J’ai attrapé le large élastique et l’ai fait lentement glisser de quelques centimètres le long de ses jambes, toujours aucune objection à mon audace. J’ai pris cela comme un consentement. J’allais donc pouvoir me mettre à l’œuvre. Nul de le vit mais un éclat de malice et de gourmandise illuminait mes yeux à mesure que je poursuivais de libérer sa verge d’ébène. Elle ne semblait ne plus finir de se déployer. Je l’ai pris à pleine main, elle était lourde, chaude, énorme dans ma petite main. J’ai approché mon visage de son bas ventre et me suis mise à l’embrasser sur le ventre, le haut de jambes et de temps en temps mes lèvres se posait sur son gland. De sa peau émanait une légère odeur de musc.
Puis ma langue vint en renfort. De sa pointe je donnais de petits coups sur son frein tout en le branlant à deux mains. Sût pour effet de raidir encore davantage son sexe. De jouer ainsi avec son phallus m’excitait terriblement, je sentais ma vulve s’ouvrir et s’humidifier. N’y tenant plus je le pris délicatement en bouche. Mon amant lâcha un gémissement de plaisir. J’entrepris quelques lents aller-retour puis je me remis à lui lâcher le gland. A présent totalement rigide et bien droite sa bite avait la beauté d’une œuvre d’art, d’une raideur herculéenne, une colonne capable de tenir la voûte céleste, j’aurais pu la contempler des heures durant mais mon désir de l’engloutir fût plus fort. Mon pouce et mon index formairent une bague à la base de sa verge pour emprisonner le sang dans les corps caverneux et empêcher son reflux. Je débutai à proprement parler ma fellation. Ma tête oscillait d’avant en arrière. Je veillais à varier l’amplitude, la pression de ma langue sur le gland, l’intensité de la succion. De ma main j’accompagnais le mouvement en impriment une torsion du poignet. Il prenait une place inouïs dans ma bouche. J’en avais des picotements dans le ventre. Je sentais la cyprine ruisseler hors de mon vagin.
Bien que son membre était gros et long, j’avais envie de l’avaler tout entier. A chaque avancé il s’enfonçait toujours un peu plus profondément dans ma gorge. Mon amant lâchait régulièrement des gémissements de contentement. Il passa sa main dans mes cheveux tout en accompagnant les mouvements de ma tête. Il ne m’imposa pas son rythme. A force de va-et-vient je finis par engloutir complètement son sceptre. Je ne m’étais pas imaginée être capable de lui faire une gorge profonde ainsi. Je poursuivis ma gâterie. Ma main gauche lui caresse les testicules mais de mon index je lui titillais sa rosette. Il eut un léger mouvement de recule lorsque je fis pénétrer ma première phalange. Il n’avait encore certainement jamais connu les plaisirs d’un massage de la prostate.
Un dilemme m’habitait, d’un coté je ne voulais pas que cela se termine tant son sexe était exquis et d’un autre coté je voulais le voir jouir. Ce fût la seconde option qui fut la plus forte, je me suis mise alors à accélérer, à aspirer plus fort. La respiration de mon amant s’accéléra elle aussi, les petites contractions dans son bas ventre étaient de plus en plus rapprochées. Il luttait pour tenir encore un peu. Mais j’en avais décider autrement. Je ne relâchais pas ma pression et l’intensité, il ne tiendrait plus très longtemps. Ma main gauche m’alerta de l’imminence de son orgasme, puis ses abdominaux se contractèrent et un premier trait jaillit, puisant, incandescent, puis d’autres. Il jouit dans ma bouche en lâchant un brame libérateur. Lorsque la source fût tarie je pus avaler. De ma langue je m’attelais à effacer tout trace de sa semence sur sa verge. Une fois celle-ci bien propre je me releva. Je le remercia d’avoir réparé ma chasse d’eau et lui demandai si il lui faaasit une signature pour l’intervention. Il parut quelque peu perdu et déconcerté par mon propos. Il n’était pas encore redescendu de son petit nuage.
Une heure après son départ j’en étais encore toute excitée. Un sourire de satisfaction illuminait mon visage. Je venais de donner une bonne leçon de vie à ce jeune homme. Il m’avait prise , à n’en pas douter en détaillant mon appartement, pour une vieille fille un peu coincée. Il aura appris à ne plus se fier aux apparences. Quand à moi ma libido n’avait pas toujours pas refluée, j’allai m’allonger dans la chambre pour me caresser en pensant à lui et à tout ce que qu’il aurait pu me faire.


Quelle émotion cette lecture a-t-elle éveillée en vous ?